La ville d’Aix en Provence vient de se rendre acquéreur de 5,1 hectares de terrains classés, situés au bas des collines de Bibémus prolongeant ainsi le Parc de La Torse vers le Nord, le long des ruisseaux de la Torse et du Baret, jusqu’à la traverse de la Cortésine.

Les parcelles de la propriété Allais-Torres achetées par la Mairie figurent sur le plan : ICI (un bouton en haut permet de faire une rotation et de placer le plan avec le Nord en haut, se déplacer avec la barre du bas et pour zoomer appuyer sur ctrl et la molette de la souris).

L’emprise d’acquisition est de 51 120 m²  et se décompose comme suit :

  • En orange, côté Bibémus à l’Est : la parcelle BE n°86 de 23 714 m²
  • En vert au centre :  la parcelle BH n°237 de 16 684 m²
  • En bleu correspondant au lit du Baret depuis l’impasse de la Cortésine la parcelle BE n°105 de 981 m²,
  • En jaune à l’Est, la coulée verte rive gauche de la Torse et rive droite du Baret : la parcelle BH n°56 de 9 741 m².

L’éditorial du Président relatif à ce sujet figure dans notre lettre de quartier n°45, il est rappelé ci-après :

“Cette acquisition constitue l’étape préalable à la création d’une « coulée verte », réservée aux piétons et aux  modes de transport doux qui, au travers des parcs et promenades le long des ruisseaux permettrait, idéalement, de relier le Pont de Béraud, à hauteur du Lycée Cézanne, aux quartiers sud, actuellement avenue Malacrida, et demain peut-être, toujours par aménagement de la Torse, au Parc de Santé de l’Arc.
Ce parc s’inscrit dans le projet du parc naturel urbain aixois dont le parcours piéton et cyclable, permettra de rejoindre le parc des collines de Cuques et le parc Jourdan depuis le Pont de Béraud.
Ce nouvel équipement important pour notre quartier et pour la ville, a reçu un avis favorable du commissaire enquêteur concernant la modification de la réservation n°7 du Plan local d’Urbanisme, qui fixe le périmètre du Parc et qui devrait prochainement être approuvé par le conseil de la métropole.
Le calendrier
Les travaux d’aménagement du Parc ne seront vraisemblablement entrepris que dans la prochaine mandature municipale. Toutefois les études de définition et d’aménagement du parc seront probablement lancées début 2019 par la direction des espaces verts de la ville. M. Alexandre Gallèse, adjoint en charge de l’Urbanisme a proposé que les deux C.I.Q. concernés (Pont de Béraud et Cézanne/ la Torse) soient associés aux études préalables. Un groupe de travail commun a été mis en place courant octobre.

Les points d’aménagement posés.
Parmi les nombreux points qui doivent être examinés, trois d’entre eux ont d’ores et déjà été posés :
 La création d’un parking supplémentaire au bas de la traverse de la Cortésine a été écartée par la commission d’enquête publique, retenant ainsi la position du C.I.Q. Pont de Béraud, qui a fait valoir outre les risques environnementaux, l’inutilité d’un tel projet, alors que trois parkings existent déjà à moins de 200 mètres, proposant 410 places de stationnement (Lycée Cézanne, 70 places, Torse/Clinique Rambot 70 places, parking Rambot 270 places).
 La traversée du ruisseau Baret dans le prolongement de la traverse de la Cortésine verra la création d’un pont de bois piétonnier à hauteur du gué existant. Le premier devis, important, donne à penser à un dimensionnement du projet, incluant un espace transports doux.
 La « coulée verte » devrait prendre naissance aux parkings Lycée Cézanne et Torse/Clinique Rambot. Toutefois, le cheminement des voies d’accès au Parc n’est pas défini malgré la réserve n° 7 de la municipalité concernant le parc public.

Les pistes de réflexion.
  Sécurisation du site :
Un ensemble de mesures de précaution concourant à la sécurité du site doit être mise en œuvre :
 Le Parc est mitoyen de la forêt de Bibémus sur toute sa façade est. Un départ d’incendie pourrait concerner des milliers d’hectares et de centaines d’habitations (2 départs d’incendie, rapidement maîtrisés, ont eu lieu dans les 3 dernières années, alors que le site, propriété privée, était très peu fréquenté).
 Un Parc public ouvert attire toute sorte d’activités allant des squats aux débordements nocturnes, en passant par les rassemblements en concert, etc. L’implantation des bornes à incendie, de clôtures, d’un système de gardiennage et d’une réglementation adaptée est indispensable .
 La réhabilitation de la ferme bastide qui reste propriété privée doit être entreprise et le squat supprimé.
 La sécurité des plus vulnérables : les personnes âgées, les enfants, les mamans aspirent à une utilisation maîtrisée des voies et chemins du Parc, nécessitant une distinction entre la partie réservée aux transports doux et celle qui revient aux piétons.
 Une solution doit être trouvée pour juguler les risques liées au franchissement de la rue des écoles militaires, seule voie automobile séparant les deux parcs ; une passerelle en bois peut être imaginée.
 Les rives du Baret et de la Torse sont partiellement aménagées en lieu de promenade. Elles peuvent se révéler dangereuses après des pluies diluviennes pour les personnes et les biens. Le lit de ces ruisseaux et rivières devront être régulièrement entretenus, creusés et faire l’objet d’enrochement aux points critiques.

Unité du matériel urbain
Les bancs, glissières, ponts et autres matériels urbains doivent être en harmonie avec le cadre environnemental du Parc.

Plantations
Le lit du Baret bénéficie d’arbres remarquables qui n’ont pas fait l’objet d’entretien depuis des dizaines d’années de même que les berges. Ces travaux doivent être engagés En revanche, le plateau du Roc Fleuri ne comporte aucune plantation et devrait profiter d’une implantation d’arbres qui seront les sujets remarquables de demain.

Equipements
Des équipements indispensables tels que toilettes, points d’eaux, fontaines devront être mis en place.
Parmi les idées d’équipements que l’on peut formuler, citons : un parcours de santé ? Un théâtre de verdure ? Des espaces jardins ? Une dalle jets d’eau ? Une guinguette ? Un marchand de glaces ? Un kiosque rafraîchissements ? Cette liste n’est évidemment pas exhaustive car le projet doit être dimensionné au niveau de la ville et pas seulement de notre quartier.

Cet équipement peut être une chance en offrant une coulée verte aux piétons et aux modes de transport doux sur près de 4 Km dans la version optimale. Il permettrait également un accès à la piscine municipale notamment, pour les élèves des lycées et collèges, en toute sécurité en évitant la rue étroite et surchargée du RICM.
Les enjeux sont d’importance et vos C.I.Q. reviendront vers vous pour recueillir vos avis et suggestions. 

Il est souhaitable que les habitants des quartiers Est soient associés au projet.”

                                                      Julien Quaglia

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