En juin 1810, FOUCHÉ est démis de ses fonctions de ministre de la Police par NAPOLÉON ; en compensation, et aussi pour l’éloigner de Paris, l’empereur lui offre la Sénatorerie d’Aix. Fouché y restera un an, en famille, avant son retour en grâce. Il habitait alors l’Hôtel de Forbin, sur le Cours Mirabeau ( actuelle banque LCL ), un des plus majestueux hôtel particulier d’Aix, construit en pierres de Bibémus.
Pendant son « exil » aixois, Fouché mettait un point d’honneur à aller marcher tous les jours seul, et tous les jeudis en famille, dans la campagne aixoise et alentour.
Les carrières de Bibémus n’ont fermé qu’en 1885, donc à son époque on suppose que c’était encore une activité économique florissante pour la ville.Il ne s’agissait pourtant pas pour Fouché d’une visite officielle ; on sait seulement que l’imprévisible Fouché y est allé sans prévenir personne, et par simple curiosité.
Il faut dire qu’il se savait espionné en permanence par les agents de son successeur au ministère, Savary, qui payait des gendarmes marseillais à cette fin.
Un sacré caractère ce sénateur : aller seul en pleine campagne alors que certains aristocrates aixois l’auraient volontiers assassiné pour son passé jacobin.
Mais Fouché ne se sentait jamais en danger, on disait au contraire que c’était lui le danger…


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