Chaque semaine nous vous raconterons l’histoire de cette école, son environnement aixois ; sa création en France et à Aix ; son évolution, ses réalisations en France et dans le monde, les projets d’avenir de l’ENSAM d’AIX en Provence
Pour cela nous avons puisé des informations dans des nombreuses sources : livres, articles de journaux grâce à Internet, mais aussi dans les archives personnelles d’anciens élèves que nous remercions vivement, ainsi que celles de Monsieur le Directeur Fethi Ben Ouezdou
Si des inexactitudes se sont glissées dans notre présentation de cette histoire aixoise, nous vous présentons nos excuses et nous acceptons toutes les rectifications ou contributions que vous pourrez nous apporter.
Nous vous proposons de vous faire découvrir un sujet nous parait passionnant et pas assez connu.
1er épisode : LA GENESE
Si vous parcourez le boulevard extérieur en direction de Bellegarde, après, le Palais des Congrès, le nouveau Palais de Justice et le lycée Vauvenargues vous ne pouvez pas la louper !
C’est une pépite : Aix n’en manque pas, mais celle -ci est parmi celles dont elle peut s’enorgueillir pour son exceptionnelle qualité
Sa façade rouge et blanche, en proue de navire, qui signale l’entrée du Cours des Arts et Métiers, attire l’œil et l’horloge en façade vous rappelle le moment de cette rencontre choc.
Quand on se penche sur son origine, on découvre que sous ces allures modernes ce bâtiment n’est qu’un élément d’un ensemble, héritage d’une très longue histoire, qui plonge ses racines dans le moyen âge aixois.
Mais pourquoi une École Des Arts Et Métiers s’est-elle retrouvée dans ce lieu.?
Pour mieux comprendre il faut revenir sur les origines et l’évolution de cette formation :
C’est cette remontée dans le temps que nous vous invitons à faire avec nous, pour arriver à la création de l’École des Arts et Métiers en France et à AIX, à son évolution, à sa place primordiale dans la formation et dans le tissu scientifique, industriel et économique pour notre territoire, pour la France et pour le monde.
IL ÉTAIT UNE FOIS François, Alexandre, Frédéric Duc de la Rochefoucauld-Liancourt ( 1747-1827 ), un aristocrate » émancipé « , scientifique épris de progrès technique, militaire, politique, humaniste ayant traversé la Révolution Française avec ses idées novatrices .
Il inventa le concept d’écoles qui forment des techniciens capables de faire fonctionner les nouvelles machines qui apparaissent alors dans les usines et dans les champs.
Il croit à l’émancipation intellectuelle du peuple par l’école, à son émancipation économique par la prévoyance et le droit au travail ; il reste soucieux d’assurer aux déshérités le pain et le bien-être :ses œuvres sociales sont des jalons qui marquent la route de ses successeurs .
Âgé de 33 ans, de retour de ses voyages, en Angleterre et en Amérique, il entreprend de concrétiser les idées d’avant-garde qu’il s’est forgé dans plusieurs domaines, dont l’industriel.
Nourri de toutes les idées philosophique et scientifiques de l’époque des Lumières, il a la conviction qu’elles doivent déboucher sur le concret.
La formation est le passage obligé pour y arriver
C’est l’époque où les savants explorent les applications pratiques de leurs découvertes : comment perfectionner les appareils déjà existants et développer les machines.
Comme le dit le duc lui-même « il faut aider tout ce qui est utile »
Pour lui : « les savants ne suffisaient plus, on devait chercher et former pour les carrières industrielles DES HOMMES JOIGNANT L’HABILETÉ DE LA MAIN À L’INTELLIGENCE DE LA SCIENCE »
En 1780, dans sa ferme de Liancourt, il installe une première école, militaire d’abord, qui est donc le berceau de la première École des Arts et Métiers . D’autres suivront, le succès aidant, vous le verrez la semaine prochaine, malgré les tumultes de la Révolution Française et nous ferons connaissance avec un certain M. Thiers.
À suivre….

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